Rachel Carson
Ravi d'annoncer la publication d'un nouvel article portant ce mois-ci sur une fonctionnaire fédérale un peu spéciale, Rachel Carson. L'article est publié dans l'AJFP de juin 2026.
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voici les premières lignes de l'article :
« It was a spring without voices. On the mornings that had once throbbed with the dawn chorus of robins, catbirds, doves, jays, wrens, and scores of other bird voices there was now no sound; only silence lay over the fields and woods and marsh... Even the streams were now lifeless... No witchcraft, no enemy action had silenced the rebirth of new life in this stricken world. The people had done it themselves »
« C'était un printemps sans voix. Alors que les matins jadis vibraient du concert matinal des rouges-gorges, des oiseaux moqueurs, des tourterelles, des geais, des troglodytes et d'une multitude d'autres oiseaux, il n'y avait plus aucun son ; seul le silence régnait sur les champs, les bois et les marais… Même les ruisseaux étaient désormais sans vie… Ni sorcellerie, ni attaque ennemie n'avaient étouffé la renaissance de la vie dans ce monde meurtri. Les gens en étaient les seuls responsables ».
Avec ces quelques lignes qui résonnent comme une condamnation, commence un livre devenu un symbole de la cause environnementale aux États-Unis. Printemps silencieux (en américain Silent Spring) est publié en septembre 1962 par Houghton Mifflin. Son autrice est une biologiste, Rachel Carson, qui s’est fait connaître du grand public par ses communications concernant la nature, d’abord, et par plusieurs ouvrages portant sur l’océan. Avec Printemps silencieux, elle change toutefois de registre puisqu’il ne s’agit plus de décrire ou d’admirer une nature dans sa diversité. Ce livre est un cri d’alarme qui concerne l’utilisation de certains produits chimiques, dont le DDT (de son nom complet dichlorodiphényltrichloroéthane), de manière massive, avec des conséquences désastreuses pour la faune et la flore.